Article tiré de l’infolettre #147

On dirait bien que la semaine du 12 septembre était celle des nouveaux capitaines. Même la sainte flanelle a identifié qui portera le mythique « C » sur son chandail. Mais on ne fera pas de jaloux dans le vestiaire du Canadien de Montréal. puisqu’il n’y aura pas que Nick Suzuki qui arborera des lettres sur son chandail. En fait, c’est l’équipe tout entière qui en portera : R-B-C… 

Impossible que vous n’ayez pas vu ça passer. L’état-major a en effet « accordé le privilège » à cette grande banque canadienne de commanditer notre Jersey. Comme quoi tous les moyens sont bons pour générer des revenus, sacrilège ! Une autre preuve que la hausse des taux ne remplit pas les coffres des « capitaines du financement ». Il y a aussi des leaders parlementaires qui veulent nous taxer encore plus, style avec un impôt pour millionnaire.

Oui, des capitaines, il y en aura toujours des nouveaux. Mais disons qu’il y a des leaders, ou plutôt, des successeurs plus difficiles à décorer que d’autres. Disons que pour le prince Charles, qui devra finalement se mettre au boulot à 73 ans (lol), c’était gagné d’avance. Mais au niveau politique, on dirait qu’il y a des courses à la chefferie qui ne finissent plus de finir. Au moins, au Parti Conservateur du Canada, on a finalement tranché. C’est Pierre Poilievre qui a gagné la chefferie du PCC avec près de 68 % des votes. Un rêve « vraiment » brisé pour Jean Charest.

Les chefs dévêtus

Sinon, il y a des capitaines qui débattent dans le but de devenir le prochain chef au pouvoir du Québec. La course aux élections bat son plein et comme d’habitude, on passe littéralement au peigne fin les faits et gestes d’à peu près tous les candidats… De taxes impayées aux vieilles vidéos grivoises, tout y passe. Y’a pas à dire, on veut des leaders clean et sans squelette dans le placard. C’est probablement pour cette raison qu’on étale au grand jour les bilans financiers de chacun…

12.5 Millions pour Anglade et une roulotte de 12 000 $ pour Manon Massé

On va s’abstenir de tout commentaire ici, mais disons qu’elle est tout de même bonne celle-là. Bon, si vous ne pouvez garder ça juste pour vous (et on vous comprendrait), vous pouvez vous lâcher lousse et commenter ça ici 😜. On a pensé à tout et ça fait tellement de bien hahaha ! 

Plus sérieusement, on voit que l’immobilier fût un vecteur important d’enrichissement pour la plupart des chefs. Oui, nous sommes vraiment plusieurs à être visés par la taxe des millionnaires que propose Gabriel Nadeau-Dubois. Mais disons que c’est moins le cas pour Manon (petite blague). Ce qu’il y a de bon dans cette course, c’est qu’elle nous donne aussi des occasions de connaître d’autres partis, comme le Parti républicain du Québec. D’ailleurs, nous serions bien curieux d’en savoir plus sur leurs convictions concernant le logement. Du Marc Labrèche a son meilleur, hahaha !

Il faut effectivement mieux en rire, parce que pendant ce temps, le 13 septembre dernier, StatCan a publié un article concernant les comptes du bilan national et des flux financiers du deuxième trimestre de 2022. Voyons ça de plus près.

Survol économique du Canada

Les grandes lignes à retenir sont d’abord que l’économie canadienne a connu une grande croissance et a atteint un niveau datant des années 70. Un peu normal, les prix ont tellement augmenté partout !

Ce qui est plus inquiétant, c’est que le niveau d’épargne des ménages a diminué. Oui, il y a eu une augmentation du prix, mais aussi une augmentation des volumes des biens consommés.

Au premier trimestre, le taux d’épargne était de 9,5 %. Actuellement, le rapport nous mentionne qu’il se situe à 6,2 %… OUFFF! 30 % moins d’épargne, et ce, en à peine 3 mois…

Bon, il faut tout de même relativiser les choses. Au début de 2020, l’indice est passé de 5,8 % à 27,2 % alors que nous étions tous confinés. Notons qu’il est tout de même courant de percevoir de grandes variations dans cet indice.

On cite également dans l’article que la valeur nette (actifs – dettes) des ménages a diminué de 6,1 %. Bien que la diminution de l’épargne y a contribué pour beaucoup, on mentionne en outre la diminution de la valeur des biens immobiliers, qui fut de 5 %, et une augmentation de l’endettement qui a atteint selon leur propre mot, « un “quasi record” 😱. 

Au final, on se retrouve au 2e trimestre, avec un ratio de la dette des ménages de 181,7 %. Il s’agit d’une augmentation de 200 points de base par rapport au trimestre passé. Nous sommes encore loin du record de la fin de 2021 qui était de 185 %, mais ça demeure une lumière rouge qui s’allume quand on considère les taux d’intérêt qui continuent d’augmenter. 

Disons qu’on va se souhaiter d’excellents capitaines pour nous mener à bon port 😱 (et re-😱) !

Des défis grandissants

Puisqu’il semble impossible de ne pas en rajouter sur l’inflation, le 14 septembre, c’était au tour de l’indice du CPI d’être publié aux États-Unis. Les marchés ont fortement réagi aux nouvelles données qui ont déçu les attentes des investisseurs. En fait, ceux-ci croyaient que la FED allait bientôt “pivoter” sur ses politiques monétaires. Non, l’inflation ne s’assagit pas aussi rapidement qu’on le souhaiterait 🥹. 

Il faut se rappeler que sur les marchés financiers, tout est une “game” d’anticipation. Si le consensus est que les données devraient démontrer un ralentissement et que dans les faits, c’est le contraire qui se passe, la déception peut créer une vague, voire un tsunami.

Toujours dans le thème de cette semaine, est-ce qu’il y a un BON pilote dans l’avion ? Les prochains seront-ils à la hauteur ? Ça va prendre d’excellents leaders, car un atterrissage en douceur de l’économie semble de moins en moins probable. Non GND, on ne croit pas que c’est en taxant davantage que tout ça va se régler.

RBC y va même d’une affirmation très peu glorieuse (🚨 lien douteux avec la commandite du Jersey) en prédisant deux hausses de 0,50 % et 0,25 % d’ici la fin de 2022. La barre des 4 % pourrait donc être atteinte 😧. La banque s’attend aussi à une récession au Canada en début de 2023. “Okay, Houston…”

En fait, 78 % des économistes anticipent une récession comparativement à 50 % en juin dernier.

Bref, la hausse des taux commence de plus en plus à faire des ravages. Déjà, certains propriétaires envisagent la vente de leur propriété, car le paiement hypothécaire devient trop lourd à supporter.

Peu importe qui sera aux commandes, il devra faire face à un beau tumulte de défi. Économiquement parlant, on va souhaiter ne pas suivre l’exemple du Titanic 🥶.

L’importance d’un bon capitaine

Bref, la Banque du Canada devra vraisemblablement maintenir le cap vers des hausses additionnelles de son taux directeur. Ils ne l’auront pas facile ces employés fédéraux. Mais au moins, ils ont pu prendre un jour de repos pour se recueillir sur le deuil de la reine Élisabeth II.

Ne devient pas expert qui veut ! Tout comme on ne devient pas un bon leader parce qu’on veut taxer tout ce qui bouge. Surtout à l’heure où les défis pointent de partout. On ajoutera que d’épargner ce n’est pas voler… Vous irez lire plus loin sur cette quote pour mieux comprendre : l’argent qu’on amasse est celui qu’on refuse à d’autres. Aux yeux de certains, il faudrait se repentir en dépensant hahaha !

On vous laisse sur ce merveilleux petit cours de fiscalité qui refait surface de temps à autre, et qui nous en apprend pas mal sur la taxation…

« Les gens qui paient le plus d’impôts tirent le plus de bénéfice d’une réduction de taxe et, c’est vrai, ils resteront plus riches. Mais si vous les taxez encore plus fort et les condamnez à cause de leur richesse, ils risquent de ne plus se montrer. »

Il va falloir définitivement être plus créatifs que de simplement vouloir taxer. Si on perçoit une grogne grandissante du côté des locataires, il n’est pas moins difficile d’être propriétaire. Il y a toujours deux côtés à une médaille.

Donc non, les loyers n’ont pas fini de grimper ! Jusqu’où ? Dans quelle mesure ? Pour répondre à ces questions en prenant en considération ce qui prévaut pour vos projets, nous sommes là pour vous épauler ! 

Bon succès !